Pollution microplastique des pneus : publication d’une étude de France Nature Environnement Haute-Savoie
Une étude menée par France Nature Environnement Haute-Savoie, en collaboration avec des chercheurs norvégiens et suisses, révèle l’ampleur méconnue de la pollution microplastique issue de l’abrasion des pneus.
À Annecy, des particules et additifs toxiques ont été détectés dans l’eau du lac, les sédiments, l’eau potable et l’air, avec des concentrations comparables à celles de grandes métropoles.
Les résultats montrent une contamination généralisée :
- 37 % des urines analysées sur un échantillon de 35 volontaires contiennent de la diphénylguanidine (DPG), une molécule utilisée dans la fabrication du pneu comme accélérateur pour la vulcanisation du caoutchouc.
- Jusqu’à 12 additifs toxiques ont été retrouvés dans certains échantillons d’eau.
L’industrie, consciente depuis 2008 des risques liés à ces substances, est désormais sous pression, notamment aux États-Unis, où un procès historique contre 13 manufacturiers est prévu en février 2026.
Pour les ingénieurs routiers et urbains, des solutions existent :
- collecte et filtration systématique des eaux de ruissellement, inspirée des modèles norvégiens ;
- intégration de la norme Euro 7 (novembre 2026), avec des limites strictes sur l’abrasion des pneus et la prise en compte des nanoparticules ;
- développement d’infrastructures favorisant les transports collectifs et les modes actifs, pour réduire le trafic routier et ses émissions ;
- innovation dans les matériaux routiers et les pneus, pour limiter la dispersion de particules toxiques.







